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Interfaith Conference 2017
Traverser les écarts, détruire les frontières
Conférence Interreligieuse 2017
Jeudi, novembre 30, 2017

Certaines frontières sont visibles et solides, comme les murs entre les Etats-Unis et le Mexique. Beaucoup d'autres sont moins évidentes, mais ont un grand impact. Les politiques dessinent des frontières abstraites autour de "nos identités" et de "nos cultures", le secteur du marketing crée des divisions entre hommes et femmes. Parfois, nous traçons ces frontières nous-mêmes – nous nous disons de gauche ou de droite, chrétien ou musulman. Mais le plus souvent ces lignes sont dessinées par d'autres : elles nous définissent comme minorités, élites, noirs, ou homosexuels.

Quelles frontières ressentons-nous, personnellement et au sein de la société, et comment pouvons-nous les traverser ? Le 18 novembre, environ de 150 personnes de différentes nationalités et croyances – du bahaïsme, hindouisme, et bouddhisme, aux trois religions monothéistes – se sont réunies pour discuter de ces questions durant la Conférence Interreligieuse, qui a lieu chaque année à l'Institut International d'Etudes Sociales à la Haye. La conférence, qui avait pour thème Traverser les frontières, construire des ponts, a été organisée en collaboration avec Initiatives et Changement Pays-Bas et l’aumônerie des étudiants à l’Haatsu de la Haye.

Interfaith Conference 2017Violence

Après une ouverture interreligieuse avec prières et chants de religions différentes, les participants ont été invités à se réunir et à discuter autour de « tables de dialogue » et à trouver l’inspiration dans les histoires personnelles pendant la « Bibliothèque Humaine ». L’orateur principal était Farid Esack, un universitaire et activiste politique sud-africain. En tant que théologien de la libéralisation de l’Islam et féministe, Esack est un homme qui n’entre dans aucune catégorie.

Lorsqu’une université américaine a tenté de la faire entrer dans une case en l'invitant à un diner pour les professeurs « issus de minorités », il s’est senti profondément insulté. "Objectivement, les Musulmans en Afrique du Sud sont une minorité. Mais nous sommes une communauté dynamique qui a vit là depuis des siècles, et je ne me suis jamais identifié en comme issu d’une minorité. Si des frontières définies par d’autres nous sont imposés, c’est est une forme de violence. On fait de nous des « Autres », sans notre consentement."

Lire l'article en entier sur le site web d'I&C Pays-Bas