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*Illustration by Manon Michelle Monhemius

Dialogues interreligieux au Kenya

Jeudi, 6. août 2020

 

Au Kenya, l’équipe a été très engagée dans ses activités de création de la confiance, organisant un dialogue de Ramadan, un dialogue interreligieux avec des membres du clergé chrétien et musulman, et deux séances Zoom parallèles sur les défis de la création de la confiance – une séance pour les femmes, une pour les hommes.

Dialogue du Ramadan, 12 mai

Une des barrières à la création de la confiance entre musulmans et chrétiens est le manque de compréhension de la foi de l’autre groupe. Le dialogue de Ramadan a été organisé pour donner l’occasion à des chrétiens de poser des questions et de recevoir des réponses sur les croyances fondamentales de l’Islam.

L’une des questions était de savoir quelles personnes ne peuvent pas jeûner pendant le Ramadan, et comment ils compensent de ne pas l’avoir fait. Les participants chrétiens ont appris que les personnes à qui il est conseillé de ne pas jeûner sont celles qui sont malades, enceintes ou allaitantes, et aussi celles qui voyagent de longues distances. Les leaders musulmans ont également évoqué certaines façons dont les personnes pourraient compenser de ne pas jeûner pendant le Ramadan, par exemple en le faisant une autre fois, ou en donnant à des associations caritatives qui aident les personnes moins privilégiées qu’eux.

Le dialogue a fourni une opportunité indispensable d’accroître la compréhension mutuelle et d’éliminer certains préjugés et critiques.

Dialogue interreligieux avec le clergé, 30 juin

Ce dialogue interreligieux entre clergé musulman et chrétien a été précédé d’un atelier virtuel le 27 juin avec nos équipes de Garissa et de Mombasa. La séance, intitulée « Guérir les blessures de l’Histoire » a été très éducative et transformative.

Pour le dialogue entre le clergé, il y a eu 18 participants. Le dialogue s’est concentré principalement sur l’exploration de la question de personnes de différentes fois vivant ensembles en paix, mais sans avoir confiance dans l’autre groupe. Matthew Freeman et David Campt (des États-Unis) ont intervenu au dialogue.

Plusieurs questions ont été soulevées à ce sujet. La plupart des personnes croient que la paix est importante, quelles que soient leurs croyances religieuses. Malheureusement, les participants pensent que les politicien-ne-s utilisent la religion pour diviser le peuple pour leur propre gain politique, tout comme ils pensent que les parents et leaders spirituels sèment souvent les graines de la haine et de la méfiance. Un des pasteurs a réitéré que les leaders religieux trompent leurs paroissiens en ne leur apprenant que ce qu’ils veulent que croit la congrégation. Il a donné l’exemple de l’utilisation de la propagande, qui est répandue dans le monde politique.

Le dialogue a terminé avec une séance qui donnait un chemin vers l’avant pour la continuation du travail sur ces questions. Il a été suggéré que les leaders religieux participant au dialogue cultivent l’habitude de coexister de façon paisible avec les personnes de différentes croyances, ce qui mène à la confiance entre les parties impliquées. Un exemple de cela est le Pasteur Collins, qui a des jeunes hommes musulmans gardant son église afin de protéger les fidèles des terroristes.

Séances interreligieuses parallèles, 25 juillet

 

Le thème de ces deux réunions interreligieuses, séparés par sexe, a été les défis de la création de la confiance pour les femmes et les hommes dans la communauté.

Nous rejoignant d’endroits autour du pays, 20 hommes ont participé au dialogue pour les hommes, dont cinq qui étaient des nouveaux-venus à l’idée de la création de la confiance. L’intervenant principal était un participant de Mombasa qui a participé au programme depuis le premier dialogue. Il a partagé trois défis importants pour les hommes dans la création de la confiance :

  • Communication – verbale et non-verbale. Beaucoup d’hommes ont de bonnes intentions mais ont des difficultés à articuler l’information.
  • Insincérité et manque de tolérance – ce qui mène à l’échec d’accomplir l’engagement.
  • Manque d’empathie – comment est-ce qu’on soutient les gens qui ont besoin d’aide ?
  • Communication - both verbally and non-verbally. Several men may have the right intentions but are challenged in articulating the information.

25 femmes ont participé à leur séance, qui a inclut des intervenants comme Amina Khalid (Royaume-Uni), Cleo Mohlaodi (Afrique du Sud), Jane Jilani et Sureya Hirsi (Kenya - Mombassa) and la sœur Evelyne Ingotse (Kenya - Garissa). Ce sont des femmes inspiratrices avec différentes positions d’influence.

Le dialogue s’est concentré sur les problèmes particuliers auxquels font face les femmes. Outre les difficultés auxquelles font face les deux sexes, comme la langue, l’âge, la religion, la culture, il existe des problèmes particuliers que seules les femmes rencontrent :

  • Hautes attentes de la société – être multitâche pour s’occuper de la vie familiale et professionnelle
  • Distance et sécurité – parfois les distances qu’elles ont besoin de voyager de longues distances pour le travail de création de la confiance dans une communauté, et cela n’est pas toujours sûr pour les femmes.
  • Stéréotypes sexistes – on ne prend pas toujours les femmes aussi sérieusement que les hommes, même dans des situations ou positions similaires.

L'équipe a discuté des défis à relever pour obtenir une confiance maximale dans les communautés, et a convenu à l'unanimité que certaines questions doivent être « désapprises » avant de pouvoir aller de l’avant.

*Illustration par Manon Michelle Monhemius

Vous aimerez apprendre plus sur le travail fantastique que fait l’équipe kenyane pour créer de la confiance dans leurs communautés locales ? Inscrivez-vous pour recevoir notre bulletin d’information et suivez-nous sur les réseaux sociaux.

 

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Le Programme pour la Création de la Confiance a pour but d’adresser les questions controversées aux niveaux international et national, sur la prémisse que seulement ceux qui ont subi un processus interne pour devenir fiables eux-mêmes peuvent commencer à refermer les clivages du monde. Le Programme été lancé par Initiatives et Changement international en 2019, avec des projets au Kenya, au Canada et en France.